Partager l'article ! Nos ancêtre étaient (vraiment) des imbéciles: En 1847, toujours pendant la disette, l’engouement pour les actions des compagnies d ...
En 1847, toujours pendant la disette, l’engouement pour les actions des compagnies de chemin de fer et la
sous-estimation du coût des travaux d'investissement ont fait monter les actions à des cours démesurés. L’effondrement des cours de Bourse révèle une crise du crédit qui provoque une panique
bancaire et la faillite de nombreuses banques ainsi que la suspension de l'activité de plusieurs compagnies. (wikipedia)
Les autorités essaient de limiter les dégâts en suspendant les envois des cours de bourse par le télégraphe,
la Poste restant le seul moyen de transmission des informations.
Le 30 juillet, le Ministre de l’Intérieur s’émeut de ce que les « joueurs de Bourse ne paraissent pas
avoir renoncé à l’emploi de moyens illégaux » pour connaître les cours avant la transmission par la Poste.
Ces voyous auraient même réussi à suppléer la suspension des envois télégraphiques par, tenez-vous bien, des
« coups de sifflet donnés à des heures et en nombre convenu ».
Les Préfets vont devoir investiguer dur pour traquer ces « spéculations illicites ».
Première chose à faire : mettre les sous-Préfets sur le coup :
mention marginale du 6 août : "écrit aux sous-Préfets de Charolles et d'Autun"
Le sous-Préfet d’Autun, qui vient d’apprendre par un mystérieux informateur qu’on a établi une ligne
télégraphique clandestine et nocturne à Château-Chinon, a entendu dire que « des signaux de correspondance avaient été placés sur le Mont Beuvray »
Il ne s’y est pas rendu lui-même (à quoi bon ?) mais il pense que la Justice « parviendra sans doute à
découvrir le but de ces coupables manœuvres »
On est pas près d’éviter la crise des subprimes !