Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Nos ancêtre et la crise

par midy 7 Février 2012, 23:47 histoire



En 1847, toujours pendant la disette, l’engouement pour les actions des compagnies de chemin de fer et la sous-estimation du coût des travaux d'investissement ont fait monter les actions à des cours démesurés. L’effondrement des cours de Bourse révèle une crise du crédit qui provoque une panique bancaire et la faillite de nombreuses banques ainsi que la suspension de l'activité de plusieurs compagnies. (wikipedia)

Les autorités essaient de limiter les dégâts en suspendant les envois des cours de bourse par le télégraphe, la Poste restant le seul moyen de transmission des informations. 

 

 

Le 30 juillet, le Ministre de l’Intérieur s’émeut de ce que les « joueurs de Bourse ne paraissent pas avoir renoncé à l’emploi de moyens illégaux » pour connaître les cours avant la transmission par la Poste.

Ces voyous auraient même réussi à suppléer la suspension des envois télégraphiques par, tenez-vous bien, des « coups de sifflet donnés à des heures  et en nombre convenu ».

  Un an auparavant, il s’était de même inquiété de l’astuce des banquiers de Paris et du midi qui avaient organisé un service de courrier jusqu’en Côte d’Or où des pigeons-voyageurs transportaient les bulletins des cotes de la Bourse attachés à leur ailes. Tout ça pour favoriser des « spéculations coupables » !

Et un an encore avant cet exercice colombophile, la Mouche révélait déjà :

 

1845la-Mouche-Bourse.JPG

 

 

 

 

Les Préfets vont donc devoir investiguer dur pour traquer ces bandits.

 

 

Première chose à faire : mettre les sous-Préfets sur le coup :

 

1847bourse.jpg

mention marginale du 6 août : "écrit aux sous-Préfets de Charolles et d'Autun"

 

 

 

Le sous-Préfet d’Autun, qui vient d’apprendre par un mystérieux informateur qu’on a établi une ligne télégraphique clandestine et nocturne à Château-Chinon, a entendu dire que « des signaux de correspondance avaient été placés sur le Mont Beuvray »

Il ne s’y est pas rendu lui-même (à quoi bon ?) mais il pense que la Justice « parviendra sans doute à découvrir le but de ces coupables manœuvres »

 

 

 

 

On est pas près d’éviter la crise des subprimes !

commentaires

Haut de page