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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 15:45



On a vu que les boursicoteurs avaient réussi à contourner le contrôle par l’Etat des transmissions de cours de Bourse en 1847.

Mais déjà, en août 1846, le Ministre de l’Intérieur avait eu vent d’une combine assez ahurissante :

Dès la fermeture de la Bourse, des banquiers de Paris utilisaient un service de courrier extraordinaire pour porter à Rouvray (Côte d’Or) les « cotes des fonds publics et des entreprises industrielles ».

Là, des émissaires venus de Lyon par diligence attachaient les courriers sur des ailes de pigeon voyageurs qui volaient jusqu’à Marseille.

 

pigeons-de-bourse.jpg

 

 

 

Cette opération, comme le souligne le Ministre, a « évidemment pour but de favoriser des spéculations coupables sur le places de commerce du Midi », mon cher Watson…

 

 

 

Il y a cependant deux choses qui clochent :

Pourquoi les émissaires montaient de Lyon alors qu’ils auraient pu attendre tranquillement le passage des pigeons ?
Et pourquoi utiliser des pigeons ? Bourse, pigeons, ça a quelque chose à voir ?


Par midy - Publié dans : histoire locale
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